10 trucs que je ne m’attendais pas à vivre pendant mon accouchement

Nous y voilà. Jamais je n’aurais pensé partager mon accouchement avec toi. Et pourtant, crois-le ou non, à peine ma fille dans les bras, j’ai pensé à toi et je me suis dis « il FAUT que je lui raconte ». Et puis cette envie a grandi pendant mon séjour à la maternité. Il ne s’est rien passé de rocambolesque, mon accouchement n’a été ni une boucherie, ni un conte de fée. Et les premiers jours avec bébé ont été « normaux ». C’est peut-être de ce genre de témoignages qu’il manque sur la toile. Alors c’est parti, je partage les dix choses que je ne m’attendais pas à vivre pendant mon accouchement. 

1 ↑ J’ai perdu les eaux en premier

Branle-bas de combat, j’ai fissuré la poche des eaux le seize avril à onze heures du soir. Mais aucune contraction à l’horizon. Si tu ne le sais pas, quand on perd les eaux, il est recommandé de se rendre à la maternité dans les deux heures car il y a un risque d’infection. Et si le travail ne se met pas en route rapidement, on déclenche… Être déclenchée était ma hantise.

Je ne m’imaginais pas perdre les eaux en premier, c’est le cas de figure le moins courant et ma sage-femme avait ri quand je lui avais dit appréhender de les perdre dans un lieu public. Finalement, tout est bien qui finit bien puisqu’on est rentré à la clinique à minuit, je commençais à avoir des contractions irrégulières, et le vrai travail s’est mis en place vers une heure trente.

2 ↑ Tenter l’aventure sans péridurale a été plus compliqué que prévu !

Une fois à la maternité, j’ai été examinée et comme tout semblait se préparer correctement, je suis allée en chambre de travail. Il s’agit d’une chambre d’hôpital tout ce qu’il y a de plus classique : lit, fauteuil, salle de bain. J’ai accouché dans un établissement privé et on avait accès à une radio (nous, on a passé de la musique classique pour accueillir bébé dans le calme !) et a un système d’éclairage au plafond façon cubes lumineux. C’est à dire qu’on pouvait choisir la couleur et l’intensité. Ambiance relax, max.

J’avais aussi un ballon de grossesse pour gérer les contractions. Sauf que voilà : j’avais fissuré la poche des eaux et il paraît que les contractions sont plus douloureuses dans ce cas. De plus, ma fille était déjà très engagée dans le bassin alors que mon col n’était ouvert qu’à trois (sur dix), je te laisse imaginer la pression à chaque contraction… Autant te dire que je me tordais de douleur. Mais je gérais. Et puis il y a eu deux « incidents » auxquels je n’étais pas préparée.

Le premier a eu lieu rapidement après le début du travail : j’étais assise sur le ballon à faire des petits ronds pour encaisser la prochaine contraction. Elle est arrivée et en même temps, la poche des eaux a fini de se fissurer. J’ai ressenti comme une déchirure puis, je me suis retrouvée inondée. La douleur était à la limite du supportable pendant quelques secondes. La rupture de la poche des eaux n’est pas douloureuse en elle-même. Ici, c’est le combo contraction + rupture + position assise avec pression sur le périnée qui a eu raison de moi. J’ai compris que ça n’allait pas être de la tarte à ce moment précis.

Le second incident a eu lieu bien plus tard : j’ai commencé à vomir à chaque contraction. Je n’étais pas nauséeuse pourtant et je n’avais mangé qu’un avocat la veille. J’ai le sentiment que c’est le seul moyen que mon corps ait trouvé pour évacuer la douleur. J’avais beau respirer et penser positif (chaque contraction me rapproche un peu plus de la rencontre avec mon bébé, blablabla…), c’était chaud patate.

J’étais intérieurement sereine, mais extérieurement, j’avais perdu toute dignité. Je me roulais par terre dans les toilettes (ça me dégoute rien que d’y penser !) ! J’ai commencé à vomir à chaque contraction, puis entre les contractions. En gros, je n’avais plus une seconde de répit. C’est pour ça que j’ai demandé la péri.

3 ↑ J’ai vraiment oublié la douleur après

À chaque contraction et ce, dès les premières, je disais à mon mari « nan mais c’est trop dur, je ne tiendrai jamais ». Et dès que la contraction s’arrêtait, j’oubliais et je pensais que c’était tout à fait gérable, en fait. J’ai tenu trois ou quatre heures comme ça (ne me demande pas d’être plus précise, on perd la notion du temps dans ces moments-là !).

Et puis on a toutes entendu nos mères dire « oui, ça fait mal mais on oublie tout quand on a le bébé sur le ventre ». À la seconde même où la péridurale a fait effet (c’est à dire très vite car elle était carrément surdosée pour moi), j’ai eu un trou noir : je savais que j’avais eu terriblement mal mais je ne me rappelais plus du tout des sensations. Quand je repense aux heures sans péri, je vois la scène de haut. Je me vois morfler comme jamais et je sais que si j’ai demandé l’anesthésie c’est que vraiment, je ne pouvais plus. En revanche, je suis absolument incapable de décrire la douleur, je ne m’en rappelle pas. Pour preuve : dès que j’ai eu ma fille dans les bras, j’ai dit à mon mari que j’avais hâte qu’on ait un second enfant pour j’essaye à nouveau sans péri ^^.

4 ↑ je me suis assise sur mes principes

Alors ça ! Je savais que j’avais de grandes chances de craquer pour la péri parce que je n’avais pas eu une préparation adéquate. Néanmoins, je tenais à beaucoup de choses : si péri, je la voulais légère, pas d’hormones de synthèse, le choix de la position pour l’expulsion… Au final, j’étais dans ma bulle le jour J et rien ne me semblait important. Je me laissais porter et je savourais (même pendant les laborieuses premières heures !).

La péridurale était trop dosée, donc. Je l’ai vite compris puisque quelques secondes après l’injection, mes jambes se sont engourdies. Mais ça m’a tellement soulagée que je n’ai pas râlé. Je me suis ressaisie environ une demi-heure plus tard et j’ai demandé à la sage-femme de la baisser : ça n’était pas possible, je pouvais rajouter du produit mais pas en enlever. Tant pis.

Comme la péri peut ralentir le travail, on m’a injecté de l’ocytocine (l’hormone qui induit notamment les contractions). J’ai tiqué mais je n’ai rien dit non plus.

Quand ma gynécologue est arrivée, elle m’a mise en position classique, les pieds sur les étriers. J’avais envie de lui demander si je pouvais me mettre sur le côté mais comme la péri était trop forte et que je ne sentais pas le bébé appuyer sur le col, j’ai lâché l’affaire aussi.

Enfin, quand j’ai vu qu’elle sortait les ciseaux pour une petite épisiotomie en règle, je n’ai rien. Bien que je ronchonne intérieurement : elle n’a pas pratiqué l’épisio parce que ma peau était entrain de craquer mais pour aider le bébé à venir plus vite parce que je n’arrivais plus à pousser ! Bref, c’est de ma faute… Et un peu celle de la péridurale aussi ^^.

J’ai juste eu le courage d’insister pour une chose : je tenais à faire un don de cordon et de placenta. C’est chose faite !

5 ↑ Pousser, c’est super dur !

Ça a été compliqué pour moi parce que je ne sentais quasiment pas le bas de mon corps. La gynécologue appuyait avec son doigt pour me dire où pousser et j’avais besoin de la sage-femme pour confirmer la venue des contractions (on pousse sur les contractions) parce que je ne sentais qu’un léger chatouillement.

Je sais que je poussais correctement la plupart du temps parce que la gynéco me le disait mais j’avais quand même le sentiment de pousser dans le vide comme je ne sentais rien, ni le bébé descendre, ni l’intensité de mes efforts. Et pourtant c’est crevant ! Il faut compter une petite demi-heure pour l’expulsion, sinon on passe aux outils. Et j’étais terrifiée à l’idée que mon bébé naisse aux forceps. Il vaut mieux ça plutôt qu’il s’étouffe dans notre vagin, on est bien d’accord, mais je trouve que c’est une naissance hyper violente. C’est cette pensée qui me motivait à pousser de toutes mes forces. Mais mon dieu, comme je n’étais physiquement pas entraîner pour un tel effort !

6 ↑ J’ai adoré accoucher

Là, tu vas me prendre pour une folle. C’est pourtant la vérité : j’ai adoré accoucher. L’excitation de se rendre à la maternité, l’expérience des vraies contractions qu’on tente tant bien que mal de contrôler, la détente sous péridurale, l’expulsion avec la gynéco qui nous encourage comme si on était un sportif de haut niveau, le plaisir d’attraper mon bébé par les épaules pour finir de la faire sortir, puis la serrer contre moi *.*

Je n’ai pas du tout (mais alors pas du tout) envie de vivre neuf mois de grossesse à nouveau mais alors l’accouchement… Je pourrais le refaire chaque semaine, je crois !

7 ↑ J’ai tout de suite adoré mon corps d’après grossesse

Je m’étais préparé à me détester parce que ça semble être la norme. Je n’ai lu que des témoignages de femmes en souffrance face à un corps qu’elles ne reconnaissaient plus. Sache qu’il est possible d’être bien dans ses chaussettes après bébé. J’ai été surprise de la perte de volume juste après l’accouchement. Je voyais mon pubis. Et c’est la première chose que j’ai dite, d’ailleurs (oui, je suis une princesse, tu le sais depuis le temps). Je précise quand même, parce que c’est important à ce stade de l’histoire, que je n’ai pris que sept ou huit kilos pendant ma grossesse et que je n’ai pas fait de rétention d’eau – je suis chanceuse, je sais.

Mon ventre n’étais plus que légèrement rond le jour J. Le lendemain, mon utérus avait déjà quasiment retrouvé sa taille originelle. À mon retour à la maison, je pouvais remettre tous mes vêtements d’avant, à l’exception de mes jeans slims qui sont déjà ultra serrés à la base. Enfin, je peux les mettre si je veux vraiment mais une fois le bouton fermé, je suis en apnée ^^. La peau est molle au toucher et quinze jours après, bien que les muscles reprennent doucement leur place, elle l’est toujours. Cependant, elle ne pend pas, il n’y a rien de disgracieux. J’ai juste un corps d’après accouchement et je trouve ça très beau.

Ce qui est trop drôle, c’est qu’à la maternité, je n’arrivais pas à serrer le ventre : normal, les muscles ne sont pas encore revenus à leur place. La sensation est étonnante ! J’ai toujours la ligne brune, un peu de cellulite « nouvelle » sur les cuisses et deux / trois vergetures sous les seins. Je regarde ces reliques de ma grossesse et je vois ça comme des souvenirs, comme le passage d’un temps précis. Des tatouages de maman. J’adore mon nouveau corps, il n’est pas différent de l’ancien à l’oeil nu, mais moi je sais où regarder pour lire son histoire 2017 /2018 😉

8 ↑ J’étais super en forme après l’accouchement

Non parce que tout le monde parle de Kate la Radieuse quelques heures après son accouchement et après être passée par les maquilleurs et coiffeurs pro. Et bien sache encore une fois qu’on n’est pas obligé de ressembler à un sac après les heures d’effort. Les hormones aidant, je me sentais très fraîche et très réveillée juste après l’accouchement. On est resté deux heures en salle de naissance à admirer notre slimette et une fois installés dans notre chambre, j’ai eu envie… de me maquiller. Oui, oui ! (Et de manger aussi ;))

J’avais également envie de marcher, j’étais frustrée qu’on me conduise à ma chambre en fauteuil roulant (trop de précautions !). Bref, j’étais en méga forme et je n’avais absolument pas envie de dormir alors que je sortais d’une nuit blanche puisque ma fille est née un peu avant neuf heures du matin.

9 ↑ Un bébé n’a pas sa tête définitive à la naissance

En fait, ma fille a quinze jours aujourd’hui et ses traits n’ont pas cessé d’évoluer depuis sa naissance. Mon accouchement a été rapide et sans instrument type ventouse ou spatules qui déforment particulièrement l’enfant. Néanmoins, le visage du bébé est bouffi quand il arrive au monde. C’est dû à la pression exercé par les contractions et par le passage toujours un peu laborieux dans le vagin. Et aussi sans doute au fait que le bébé vient de passer neuf mois dans le liquide amniotique. Quand on y pense… Tu imagines l’état de ta peau après un bain de neuf mois ?

Sauf que nous, nous ne savions pas tout ça. Quand on a posé ma fille sur mon ventre, avec son papa, on l’a trouvée toute belle, un peu fripée (mais on pensait que tous les bébés le restaient pendant plusieurs semaines) et rouge-violette, ahah ! J’étais surprise qu’elle soit propre : la gynéco l’avait juste essuyé brièvement. Elle avait des joues bien pleines, les yeux un poil bouffis, les mains très potelées et le nez bizarrement aplati. Mais elle était belle, sereine et éveillée.

Deux jours après, j’ai dit à mon mari « oh non, je deviens une de ces mamans gaga-ridicules, je trouve ma fille de plus en plus belle, c’est les hormones tu crois ? ». Une puéricultrice était dans notre chambre à ce moment-là et elle m’a expliqué que les hormones n’aidaient pas à rester rationnel mais que je n’étais pas folle : ma fille était bien de plus en plus belle. En deux jours, les stigmates de l’accouchement s’étaient estompés, son visage s’était affiné, son nez avait repris un volume normal, sa peau fripée s’était tendue, ses mains et ses yeux avaient dégonflé… Sans compter qu’elle avait pris un bain depuis et que ça avait enlevé le vernix (une espèce de truc visqueux qui recouvre et lubrifie le bébé pour qu’il glisse plus facilement dans le vagin) encore présent dans ses cheveux.

Bref, si tu attends un jour ou deux après ton accouchement pour envoyer une photo, tu auras plus de chance d’avoir un bébé de catalogue que le jour J 😉

10 ↑ Une épisiotomie, ça n’est pas si terrible (même si on s’en passerait bien !)

Comme je n’arrivais à plus à pousser assez fort et que le coeur du bébé commençait un peu à ralentir, ma gynéco a décidé de pratiquer une épisiotomie. Une petite voix en moi avait envie de lui dire « non, attendez, j’essaye une dernière fois », mais comme je te l’ai dit précédemment, j’étais assise sur tous mes principes. J’étais ailleurs. Je n’ai pas senti le coup de ciseau du tout. Et je n’ai rien senti quand elle a recousu non plus.

Je sais que les points sont à l’intérieur (d’ailleurs, je ne savais pas qu’on pouvait recoudre à l’intérieur), sauf un qui est en surface. Le premier jour, je n’ai ressenti aucune douleur. Une sage-femme m’a apporté du Doliprane a prendre quatre fois par jour et deux anti-inflammatoires. Comme je suis contre la surmédicalisation et que je ne souffrais pas, je n’ai rien pris. J’ai commencé à ressentir un léger élancement quarante-huit heures plus tard. Je n’ai eu besoin que du Doliprane pour m’apaiser. À la maternité, j’ai pris trois grammes par jour en moyenne. Une fois chez moi, j’ai dû prendre un gramme par jour les deux / trois premiers jours. Surtout en fin de journée quand j’avais un peu trop tiré dessus.

Suivant le nombre de points et la tolérance à la douleur de chacune, l’expérience sera différente mais dans mon cas, je n’ai pas trouvé ça aussi horrible que ce que j’imaginais. Par contre, j’avais lu un peu partout qu’il ne fallait pas hésiter à utiliser un miroir pour voir l’étendu des dégâts et se rendre compte que c’est moins impressionnant que ce qu’on imagine. Ça a eu l’effet inverse sur moi. J’imaginais un micro bobo et quand j’ai regardé le deuxième jour, j’ai vu une suture plus grande que ce que je pensais et toute boursouflée, ahah ! Aujourd’hui, à J+15, les points ne sont pas encore tombés mais je ne sens plus rien et ça ne me gène pas dans mes mouvements. Ça guérit plus vite qu’un piercing !

Chaque grossesse, chaque accouchement, chaque bébé, chaque femme et chaque conjoint sont différents. On ne le répètera jamais assez. Je le savais et ça ne m’a pas empêché d’être surprise chaque fois que je ne collais pas parfaitement au moule. J’espère que cet article t’a plu, la prochaine fois, je te raconterai ce qui ne s’est pas passé comme j’imaginais lors de mon séjour à la maternité (et là aussi, il y a de belles surprises !).

 

30 réponses sur “10 trucs que je ne m’attendais pas à vivre pendant mon accouchement”

  1. Félicitations pour l’arrivée de Mlle Slimette c’est sympa d’avoir ce genre d’article pour dédramatiser. Comme tu dis chaque situation est différente et ressentie différemment, mais ça fait du bien de savoir que ça peut aussi se passer sans trop d’encombres !

    1. Merci beaucoup 🙂 J’avais effectivement envie de dire que parfois ça pouvait bien se passer. Même si ça fait mal (au moins sans péri) et que les interventions chirurgicales (épisio et péri pour ma part) ne sont pas à prendre à la légère, ça peut être un chouette moment. Avant de tomber enceinte, l’accouchement me semblait tellement horrible… Il faut dire que les personnes qui témoignent le font souvent quand ça se passe mal ^^.

  2. Hi hi, comme toi j’ai adoré mon accouchement et j’aimerais vraiment le revivre encore et encore même si j’ai du être déclenché (et que je n’avais qu’une trouille c’était ça!) et que ça a duré 30h ^^ On est peut être un peu maso je ne sais pas, mais une chose est sûre avoir son bébé près de soit nous fait oublier toute cette douleur vécu juste avant. C’est véritablement la plus belle chose au monde <3

    1. On est folles à lier, c’est certain 😉
      Mais ce qui me marque encore aujourd’hui, c’est comme tous nos principes peuvent s’effondrer le moment venu. Et comme tout ce qui pensait impensable passe presque crème (le déclenchement pour toi, la dose d’hormones de synthèse pour moi x)). Mais oui, c’est trop beau et trop surréaliste à la fois. Je recommence demain sans problème !

    1. Je suis tellement d’accord ! Souvent les gens témoignent pour vider leur sac, c’est aussi pour ça que les récits peuvent être terrifiants et si nombreux qu’on a l’impression que c’est la norme. Je suis ravie de dédramatiser le truc avec un témoignage plutôt positif 🙂

  3. Coucou !

    Je suis contente que tu aies rédigé cet article ! L’accouchement est ma grande hantise et je sais que je bloque sur l’idée d’avoir un enfant à cause de cette partie…

    Je ne savais pas que perdre les eaux en premier était le cas le moins courant. Comme toi je n’aimerai pas les perdre en public…
    C’est chouette que tu aies pu choisir la musique, l’éclairage, ça donne un aspect zen alors que l’accouchement est un moment fort et certainement stressant.

    Franchement si un jour je dois accoucher c’est péridurale ! Je ne pourrai pas tolérer la douleur. Quand j’ai eu mon kyste ovarien qui s’est rompu, la douleur était tellement horrible que j’en vomissais. Au final ma gynéco m’a dit que cette douleur était pire que celle que je pourrai vivre en accouchement mais je suis trop une trouillarde pour tenter sans péridurale !

    Alala je l’entends aussi ce fameux « on oublie tout quand tu as bébé dans les bras » et maintenant tu fais partie de cette team lol

    L’épisiotomie est une de mes hantises pendant l’accouchement, et j’ai tellement peur de mal vivre tout ça. Je ne pourrai pas regarder d’ailleurs dans u miroir car je serai capable de tomber dans les pommes, oui, oui je suis une chochotte.

    Bravo pour le don du cordon et du placenta ! C’est un très beau geste, je vais m’intéresser à ce sujet pour en savoir plus !

    Bon et clairement à mes yeux tu es un ovni à partir d’aujourd’hui : tu as adoré l’accouchement ? Non mais ce n’est pas possible lol.
    Je peux t’embaucher pour être mère porteuse ? (Je plaisante bien sûr).

    Bisous !

    1. Ahah ! Non, je refuse d’être mère porteuse. L’idée de porter mon propre enfant pendant 9 mois me saoule alors celui de quelqu’un d’autre… Même pour 50 000 €, je dis non ;P
      L’accouchement me semblait inhumain avant que je ne tombe enceinte. Quand on a décidé de faire un enfant, je n’y pensais plus. Et quand je suis tombée enceinte, toutes mes peurs sont tombées : il n’y avait pas d’autre issue alors autant y aller gaiement ! Je te souhaite de suivre le même parcours quand ce sera ton tour 😉
      Ma sage-femme m’a dit que c’était dans les films que les femmes perdaient les eaux en premier, dans la vraie vie, on te perce même souvent la poche sur la table d’accouchement pour accélérer le travail vers la fin… Et puis, dans mon cas la rupture n’a pas été franche, j’ai fissuré, je perdais du liquide petit à petit. En public, ça aurait pu passer inaperçu si je n’avais pas trainé.
      Tu auras tout à fait le droit de demander la péridurale très vite. Personne ne t’oblige à souffrir ! Et personne ne t’oblige à faire un tête à tête avec ton éventuelle épisio non plus. Il faut faire ce qui nous parle. La seule chose que je peux te dire pour te rassurer, c’est qu’avant de tomber enceinte, je n’aurais jamais penser tolérer l’accouchement comme ça. Je m’imaginais loque pendant des jours, à ne vouloir voir personne et à faire la gueule à mon bébé LOL. Comme quoi, on peut changer.
      Je n’ai pas de mérite pour les dons. Je savais que ça existait, j’ai demandé si ça se pratiquait dans ma clinique. Le jour J, j’ai juste pensé à redire que ça m’intéressait, j’ai signé un papier et hop. Il n’y a aucun manoeuvre particulière, juste qu’au lieu d’être jetés, le cordon et le placenta sont mis dans une boîte et emportés. Je suis ravie d’avoir fait ce petit geste 🙂
      Enfin, je suis ravie d’avoir expérimenté cet « oubli de la douleur » juste après. Je ne sais pas si tout le monde y a droit c’est un sentiment déstabilisant 🙂
      Merci pour ton message :*

  4. Félicitation ma belle pour ton accouchement. C’est vrai qu’ils diffèrent tous et je pense que ton deuxième sera complètement différent aussi. Mais ce sont des mots qu’on entend peu. Ca fait du bien.
    Bisous et bienvenue à la petite.

    1. Merci Marie 🙂
      Effectivement, mon prochain accouchement ne me laissera peut-être qu’un souvenir amer. Impossible de prévoir ^^. Mais j’avais vraiment envie de témoigner cette fois-ci parce que je n’avais pas trop ce genre de récit d’accouchement « normal » et sympathique malgré la réalité un peu crue (douleur, épisio, blabla ;))
      Bisous :*

  5. Depuis quelques temps, avec l’âge d’être maman qui approche, je panique et annonce à qui veut bien l’entendre que je ne veux pas d’enfants. En réalité, je suis terrorisée par l’accouchement. Ma mère n’en a pas eu de naturels, entre forceps et césarienne, ma tante a perdu pas mal de dignité et j’ai trop regardé les maternelles pour ne pas avoir peur de l’épisio et autres nom d’oiseau.
    Mais ton article me redonne foi et me rassure un tout petit peu. J’en veux plus des témoignages comme ça, d’accouchements sans soucis, pour réussir à me faire oublier cette peur.
    En tout cas, merci beaucoup pour cet article !

    1. J’avais peur de l’accouchement avant de tomber enceinte. Quand c’est arrivé, je n’y ai plus du tout pensé ! Comme c’était de toute façon la seule issue, autant rester positive 😀 Dis-toi que des milliards de femmes sont passées et passent toujours par là depuis des siècles. Il n’y a pas de raison que tu n’y arrives pas ! Tu n’es pas obligée d’avoir d’enfants si ça ne t’intéresse pas. Mais si ton seul frein est l’accouchement, c’est dommage de te priver pour ça ! On est bien entouré, il ne peut rien t’arriver de trop grave 🙂
      De rien, je suis ravie d’avoir dédramatisé le truc !

  6. J’ai pensé aussi au don du placenta et du cordon (et je le ferai sûrement, on en a discuté avec Dude qui est aussi carrément partant).

    Ton récit d’accouchement semble tout simplement réaliste et ça c’est top.
    J’espère vivre un truc express, l’accouchement m’angoisse carrément ! Même si actuellement j’essaye de ne pas y penser plus que de raisons.
    J’ai surtout peur pour la poussée, de ne pas y arriver, d’être trop une petite personne frêle toute faible… Je redoute tellement les instruments et la césarienne et peur de ne pas y arriver.
    Bon je ne suis pas encore à la préparation à l’accouchement mais ça c’est sûr que ça va arriver sur le tapis chez ma SF.

    En tout cas, c’est dommage que ta péri ait été tant surdosée ! Je redoute ça aussi, de ne plus rien ressentir et de ne pas pouvoir gérer (bref tout est lié hein). Mais ce qui est sûr c’est que c’est top que tu te sois sentie top, et bien dans ton corps après l’accouchement.

    Merci pour ce partage d’expérience ! Qui ne m’évoque pas un accouchement parfait, mais ni catastrophique, juste qui semble réaliste.

    Je vous souhaite encore plein de bonheur à 3 !

    1. Ce serait dommage de ne pas faire de don si c’est possible parce que ça ne change absolument rien pour la maman et le bébé 🙂 J’espère que l’établissement où tu as choisi d’accoucher le proposera !
      Il n’y a aucune raison que tu y arrives moins bien qu’une autre ! Ton poids et ta taille n’ont pas d’incidence : on m’a critiqué toute ma grossesse sur ma prise de poids trop faible et sur mes hanches pas assez larges ;P Au final tout s’est bien passé 😀
      Et puis ne t’inquiète pas, tu es obligée de passer par la case accouchement, autant y aller avec le sourire !
      Bisous :*

  7. Aaah mais enfin une personne pas trop aigrie qui raconte de façon positive une situation pas toujours agréable ! À l’heure où on fait flipper toutes les primipares avec des discours « mais c’est trop horrriiiiiible », je retrouve ici un discours qui me plaît !! À l’heure aussi ou il fait bon se trouver des excuses « j’ai un gros ventre parce que j’ai eu des enfants » « j’ai des seins trop moches depuis que j’allaite… » Enfin un discours qui explique qu’on ne se marre pas lors d’un accouchement, mais qu’on peut en garder un bon souvenir malgré tout ! Parce qu’on en viendrait presque à faire culpabiliser les mamans comme nous, qui n’ont pas de Baby blues, qui retrouvent la ligne rapidement, qui vivent bien leur episio (et/ou leur césarienne pour ma part)!! Ça fait du bien !!! Merci!!! Et en accouchement, je commence à m’y connaître, j’ai eu 3 enfants! Un par cesarienne, un sans péridurale et un avec péridurale !! Et ils ont tous eu lieu entre novembre 2013, et mars 2018, donc on ne peut pas dire que j’ai tout oublié !! Merci encore!! Cet article est top!

    1. Merci infiniment pour ce commentaire. Ça me fait chaud au coeur parce que j’ai écrit ce post en espérant être authentique, ça a l’air d’avoir marché 🙂 Pendant ma grossesse, je n’ai lu que des récits d’accouchements manichéens. C’est vrai qu’on est plus tenté de témoigner quand on vit quelque chose d’extraordinaire (en bien ou en mal, d’ailleurs). Mais du coup, je ne pensais pas avoir un accouchement « normal ». J’imaginais que ce serait merveilleux ou dramatique.
      Toi, tu nous as testé un peu tous les cas de figure, dis-donc ! Pour le coup, je te plains quand même un peu pour la césarienne. Parfois j’allaite ma fille dans des positions incongrues et je me dis que ça aurait compliqué avec un gros bobo au bidou. Mais ça reste une intervention médicale courante qui n’empêche pas la plupart des mamans de bien vivre leurs débuts avec bébé.
      Ce que je retiens de mes lectures, des commentaires laissés ici et sur mes réseaux et de mon expérience, c’est qu’il est très juste de dire que chaque naissance est unique. Et chaque femme réagit différemment aussi. C’est un peu la magie du truc, on ne sait jamais à quoi s’attendre, même quand on y est passé une première fois.
      Bises !

  8. Super ton article !! Il me concerne pas pour l’instant, mais peut-être dans quelques années. En tous cas j’aime bien me renseigner sur ces sujets 🙂 Je ne pensais pas qu’on pouvait aimer autant accoucher en tous cas ! Tant mieux si t’as aimé 😛
    Encore félicitations à vous 2 et plein de bonheur !

    1. Je suis peut-être un peu folle / maso / bizarre (rayez la mention inutile ;)) mais oui, j’ai vraiment adoré. Il faut dire que ça s’est bien passé, je comprends que certaines femmes ne soient pas de cet avis ^^. À force de te lire sous mes articles et posts sur la maternité, j’ai vraiment hâte que tu sois maman à ton tour ;))
      Merci :*

  9. comme je le t’ai dit sur Insta j’ai adoré ton article. J’ai hâte de voir comment ça se passera pour moi la grossesse et l’accouchement mais effectivement c’est différent chez chaque femme difficile de prévoir^^
    Déjà moi je pensais que perdre les eaux en premier était courant^^ je dois avouer que pour le moment je ne suis pas super renseignée sur la grossesse et qu’il est facile de m’apprendre des choses. Mais je me connais, quand je serai enceinte je serai comme toi, à me renseigner partout pour apprendre et pouvoir prendre les meilleures décisions^^
    Je te redis mes félicitations pour votre petite fille, plein de bonheur à 3 (4 avec Dina) <3

    1. Encore merci, tu es trop gentille 🙂
      Je te conseille de partir dans l’idée que tout va bien se passer : je suis persuadée que le mental joue beaucoup. Et j’imagine que tu ne vas pas me contredire 😉 Si ça peut te rassurer, je ne savais rien sur la grossesse et la maternité non plus. On apprend au fur et à mesure mais il faut être actif dans ses recherches sinon on se retrouve vite dépassé, je trouve. J’en paye encore un peu les frais : je ne savais rien sur l’allaitement au sein parce que je pensais que ce n’était pas pour moi. J’ai finalement décidé d’allaiter ma fille de cette manière et je me suis retrouvée bien seule (même à la clinique, oui, oui !). Les équipes médicales se comportent comme si c’était naturel et comme si tu savais déjà tout -_-
      On est déjà en plein dans le bonheur, j’ai du mal à imaginer qu’il puisse y en avoir encore plus ! On savoure, même Dina est gaga est de son petit bébé 🙂
      Bisous :*

  10. Super article et je m’y retrouve quand tu dis que tu préfères l’accouchement à la grossesse. Ca fait du bien de voir qu’on n’est pas seule 😉 profite bien de ta puce , ça passe tellement vite.

    1. Tu me rassures, je ne suis peut-être pas complètement dérangée si on est plusieurs ^^
      Merci pour ton message et j’en profite, tu n’as pas idée ! La semaine prochaine, elle aura déjà un mois, c’est pas juste ! ;))

  11. Oui alors par contre on n’a pas eu du tout le même accouchement ! LOL
    Mais chaque femme est différente alors c’est bien normal 🙂
    Pour l’instant je n’ai raconté que le départ à la maternité sur mon blog, mais ton récit me donne envie d’enfin m’atteler à la rédaction du récit de mon accouchement en lui-même…2 ans et demi plus tard, il serait temps ^-^
    Huereusement j’avais donné un calepin et un stylo à Musclor pour qu’il note ce qui lui semblait important, car je savais que d’une part je n’aurais aucune notion du temps, et d’autre part que j’oublierai des détails en route !

    1. Il n’est jamais trop tard ! Je sais que j’ai eu un accouchement plutôt cool. C’est aussi pour ça que je voulais en parler, la toile manque de témoignages positifs à ce sujet ^^. En tout cas, j’aimerais bien lire ton histoire, surtout si ton mec à pris des notes ! Vous avez bien fait, on oublie trop vite ! Moi, j’ai tout écrit dans mon journal le jour même ou le lendemain 🙂

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