Nous n’avons pas les mêmes valeurs

Je te dis ça en toute amitié et sans condescendance ; nous n’avons pas les mêmes valeurs. Ça peut prêter à sourire exprimé comme ça mais le jour où l’on comprend foncièrement le sens de cette simple phrase, nos relations sociales s’arrangent. Ou tout du moins se détendent.

Je rencontre régulièrement la notion de valeur dans les livres de développement personnel. On nous demande généralement de définir nos valeurs, par exemple. Qu’est-ce qui compte le plus pour toi ? La famille, le confort, l’argent, la liberté… ? Il existe beaucoup de valeurs, la société dans laquelle nous évoluons en met quelques unes en exergue, notamment la beauté et l’argent. Faire en sorte d’être beau et riche, c’est être ce que la société attend de nous.

Je ne suis pas là pour te dire quelles sont les bonnes et les mauvaises valeurs (tu es la seule à pouvoir répondre à cette question !), ni pour philosopher sur cette notion d’ailleurs. À travers ce post, je veux juste partager une clé que j’ai trouvée pour se sentir en phase avec soi-même et gagner en tolérance. Cette clé, c’est mon titre : nous n’avons pas les mêmes valeurs. Quelqu’un pour qui la culture est importante va passer beaucoup de temps à se cultiver. Forcément, il brillera plus dans les salons qu’une autre personne qui n’aura pas la culture comme valeur haute.

En revanche, cette autre personne pourra avoir la famille comme valeur prioritaire. Ainsi, son temps libre à elle sera dédié à la préparation de la fête surprise pour l’anniversaire de sa soeur, aux repas de famille en tout genre et aux visites à sa grand-mère. Je simplifie volontairement mais les faits sont là, nous sommes tous différents. On est mieux dans sa vie quand on est conscient de cela.

Bien entendu, tu ne pourras pas empêcher les autres de te juger. Mais maintenant, tu peux le vivre un peu plus sereinement en pensant que non, tu ne vaux pas moins que lui. Vous n’avez juste pas les mêmes valeurs. Et à la limite, c’est lui la grosse nouille de ne voir le monde qu’à travers le filtre de ses propres valeurs. Depuis que j’ai compris cela, j’essaye de ne plus me justifier. Quand on me regarde avec mépris ou quand on me questionne sur ma manière de faire ci ou ça, j’essaye d’être évasive. Ou de carrément répondre à la personne qu’elle est trop curieuse. Zut à la fin !

Ne te justifie pas de ce que tu manges, de l’heure à laquelle tu te lèves ou du maquillage que tu portes (ou non). Oui, à travers les yeux d’une femme qui se lève tous les jours à l’aube pour s’apprêter, tu seras peut-être négligée. Grand bien lui fasse. Tu sais, il y aura toujours (absolument toujours) quelqu’un pour te dire que tu ne fais pas bien ou que tu pourrais faire mieux. Il n’y a pas un curseur commun des valeurs.

LESJOLISSLIMS DÉVELOPPEMENT PERSONNEL VALEURS

Et même si certaines valeurs sont communes à une société, tu peux ne pas te reconnaitre dedans ou ton niveau d’exigence face à cette valeur peut-être beaucoup plus haut ou beaucoup plus bas que la moyenne. Bref, on est tous différents et on ne le fait pas exprès.

Mon dernier point concerne les valeurs de la société justement. Ce ne sont pas forcément les tiennes. Aspirer à la minceur, travailler beaucoup (oh que c’est bien vu chez nous de faire des semaines de 70 heures !), sortir jusqu’à plus soif (même en semaine, allez tu peux bien faire l’effort !)… Tu as peut-être ces valeurs-là, elles sont communes. Mais peut-être aussi que tu crois les avoir par mimétisme, habitude, facilité. Parce que c’est comme ça qu’on t’a appris à penser.

La difficulté de suivre des valeurs qui ne sont pas les nôtres est qu’on manque de motivation pour travailler dessus. Je te donne un exemple, si tu dis à tout le monde que le sport, c’est la santé, et que tu t’astreins à des séances douloureuses et régulières alors que tu ne le fais que pour l’image, que va-t-il se passer ? Dans le mille, tu risques d’abandonner et de te mettre en position d’échec face à toi mais aussi face aux personnes avec qui tu parles de ta soi-disant philosophie de vie.

Je me suis personnellement beaucoup cherchée. Est-ce que je suis tel type de personnes ? Non, je suis plutôt de ceux-là… À moins que… Bref, tu vois le genre. Et puis je suis tombée sur cette notion de valeur il y a quelques temps. Ça n’a pas changé ma vie du jour au lendemain mais ça a fait son chemin. Je pense que si le sujet t’intéresse, la meilleure chose à faire est de prendre une feuille et un stylo et de noter ce qui est important pour toi. Ensuite, tu verras si ces choses te rendent vraiment heureuse ou si tu les fais pour de mauvaises raisons.

Enfin, sache que les valeurs évoluent au fil de la vie, des rencontres, des influences, des événements… Il n’y a que les ânes qui ne changent pas d’avis. Alors s’il te plaît, laisse les gens changer. Et autorise-toi aussi à évoluer !

Je pense que dorénavant, tu ne jugeras plus de la même manière ton voisin trop fêtard, ton pote trop casanier, ta cousine trop coquette, ta meilleure pote trop radine, ton frère trop absent aux repas de famille et ta mère trop accro à ces mêmes repas. Nous n’avons pas les mêmes valeurs très chère ! Alors, quelles sont les tiennes ?

15 réponses sur “Nous n’avons pas les mêmes valeurs”

  1. J’avoue je ne voulais pas trop le lire justement parce que ce que tu dénonces j’avais peur que tu le mettes en avant. Ton article est l’un des très rares que je trouve bienveillant. Bien sûr que nous n’avons pas tous les mêmes valeurs et je ne suis pas aussi exigeante avec des gens qui pourraient devenir des potes qu’avec la personne qui peut être mon chéri. C’est important de comprendre quelles sont nos valeurs et pas celles de la société. Merci pour ce message <3

    1. J’ai volontairement brouillé les pistes avec un titre aguicheur mais généralement, j’essaye de ne pas imposer mon avis dans ce genre de post. Je dis bien « j’essaye » parce que bon, je suis humaine ^^.
      En tant qu’ancienne végétarienne et personne toujours sensible à la cause animale, j’ai failli parler des régimes, ça aurait sans doute fait écho chez toi : le végé ne comprend pas (toujours) les omnis, mais le vegan trouve le végé illogique et peut-être même laxiste. Bref, il y aura toujours quelqu’un pour te dire que tes valeurs sont absurdes ou que tu ne fais pas assez.
      C’est normal d’avoir des critères de sélection plus élevé quant à la personne avec qui tu choisis de partager ta vie. D’ailleurs, en général quand il y a crush, c’est qu’on partage beaucoup de valeurs, même de « petites » valeurs.
      Quant aux valeurs véhiculées par la société, elles sont traites ! On se dévalorise de ne pas arriver à y accéder alors que le problème vient rarement de nous, plutôt du fait qu’elles ne nous correspondent pas.
      Merci pour ton commentaire, il me touche sincèrement :*

  2. Il y a quelques années, je me remettais systématiquement en question quand je n’avais pas le même avis ou les mêmes envies qu’untel ou machin.
    Avec le temps et le recul, j’ai décidé que je m’en foutais. Que l’important c’était ce qui comptait pour moi et qui était conforme à MON système de valeurs.

    1. On passe tous par des doutes et des remises en question. Ou même par des ruminations et de la colère envers les gens qui « ne sont pas comme nous ». Dans tous les cas, c’est nous que ça rend malheureux et quel dommage ! Tu as bien raison de te moquer des avis des autres, en particulier s’ils ne sont pas constructifs.
      Merci d’avoir pris le temps de me laisser ce petit message :*

  3. Quel super article, ça me parle beaucoup en effet, à la fois pour augmenter notre niveau de bienveillance face aux autres et pour arrêter de se dévaloriser ou de se confronter aux autres.
    On ne pourra jamais changer certaines personnes et on a même pas à le faire d’ailleurs. 😉
    Bises
    Lucie

    1. Hello Lucie, c’est ça : on ne changera pas les autres, alors autant les comprendre ou au moins apprendre à vivre avec le fait que c’est comme ça ! Quand on est de nature empathique, être conscient de ça augmente notre bienveillance, je trouve. On aime encore plus les gens quand on comprend leur motivation ! Et ça « defrustre » aussi dans le sens où on envisage qu’il n’y a rien à faire pour changer les autres, arrêtons de nous acharner.
      Quant à la confiance en soit, je suis mille fois d’accord ! C’est tellement rassurant de se dire qu’on peut être soi et zut aux autres 😉
      Bises

  4. C’est un bel article ! Il y a parfois des événements dans une vie qui t’aident (un peu brutalement) à te recentrer vers tes valeurs et à ne pas les comparer à celles de tes proches.
    Parfois, tu te sépares aussi de ceux qui ont des valeurs trop incompatibles avec les tiennes mais c’est la vie … l’accepter c’est grandir avec bienveillance … et en ça, l’âge t’aide (il faut bien que vieillir offre quelques avantages !!!)

    1. Merci beaucoup Laurence ! Effectivement, on se rend compte de plus de choses en vieillissant. Mais aussi avec l’expérience tout simplement. Et oui, on n’est pas obligé d’aimer tout le monde et de s’entendre avec tout le monde. On ne changera pas, les autres ne changeront pas non plus. On ne choisit pas sa famille mais on choisit ses amis et ses conjoints alors autant bien les choisir pour tous s’épanouir !

  5. J’ai énormément aimé ton article. Avec les différents changements dans ma vie etc, je me suis bien rendue compte que l’important, c’était de vivre comme on le voulait et que chacun avait sa manière de faire (et qu’il n’y avait aucun jugement à avoir!). Sans avoir lu aucun livre de développement personnel, je vis juste ma vie de la manière dont j’ai envie, sans m’imposer des contraintes parce que ça plaira à telle ou telle personne et au final je me couche le soir heureuse et me réveille le matin pareil (bon en enlevant le stress de la dernière année de master ahha)! En tout cas, merci beaucoup de cet article.

    1. Hello Alexane, merci beaucoup pour ton commentaire ! Je ne peux que t’encourager dans ton mode de vie, je trouve que c’est très sain. Et finalement, c’est aussi signe d’un bon équilibre personnel de savoir faire les choses pour soi et respecter les choix des autres !
      Des bisous :*

    1. Salut Sasa,

      Non, je ne connais pas du tout alors merci, ça m’intéresse beaucoup ! J’écouterai ce podcast quand je serai plus tranquille mais je viens de lire l’article d’accompagnement et c’est tout à fait l’idée ! Merci :*

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