Le monde appartient à ceux qui se prennent en main

Je ne crois pas qu’il existe une recette du bonheur ou du bien-être. Je ne crois pas non plus qu’il existe une solution universelle. Nous sommes tous très différents dans notre manière d’être et de percevoir. Ainsi, dans une même situation, un licenciement par exemple, l’un verra tout ce qu’il perd et l’autre verra toutes les opportunités qui s’offrent à lui. L’un se sentira entravé par cette nouvelle précarité, l’autre se sentira libre, détaché de ses anciennes responsabilités. Tu as d’ailleurs sans doute remarqué comme nous avons le jugement facile. Les autres devraient toujours faire ceci et penser cela. Ce qu’on ignore ou qu’on feint d’ignorer, c’est que personne n’agit volontairement bêtement. On fait toujours le meilleur choix ou le cas échant, le choix le moins pire. Et ce choix, on le fait en fonction de ses perceptions, de son éducation, de son expérience de la vie et même de ses déterminisme.

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Est-ce qu’on peut arrêter de parler de nos corps ?

Je sais qu’on est tous différents et que tu n’as peut-être pas le même point de vue que moi. Il faut de tout pour faire un monde, dit-on. Mais parfois, je suis comme exclu du jeu. À l’instar d’à peu près tout le monde, ado j’étais complexée. Mais en vieillissant, j’ai mis de côté tout ça. Non, mon corps n’est pas parfait mais c’est la vie ma pauvre Lucette. En fait, je m’en fiche.

Je suis blogueuse beauté et si tu scrolles mon blog, tu vas voir des photos de ma trombine un peu partout mais je ne crois pas pour autant être une personne narcissique. À vrai dire, je ne me regarde pas vraiment. Il y a moi et il y a mon physique. Il y a moi et il y a mon corps. L’un ne va pas sans l’autre mais je sais que ma personne n’est pas définie par le non-alignement de mes dents, le nombre de mes points noirs ou le taux de cellulite dans mes cuissots.

J’ai un physique par lequel les autres m’identifient mais c’est tout. J’ai beaucoup de mal à comprendre qu’on juge les gens sur leur look, par exemple. Quand j’entends « le gars qui vient en jean passer un entretien, c’est mort d’entrée », je reste perplexe. J’ai un piercing dans le nez mais ça n’a pas changé ma manière d’appréhender le travail. Je veux dire par là que j’étais la même personne avant et après que l’aiguille ne passe dans mon septum. Pourtant, je suis sûre qu’en entretien d’embauche, je pourrais perdre des points avec ça. C’est dingue cette manière que les gens ont de s’arrêter au physique. Je dis « les gens » parce que si je ne suis pas parfaite et que je juge peut-être parfois trop vite aussi, je crois que mon seuil de tolérance est un peu plus haut que la moyenne (je crois…).

Mon corps, mon rêve

Et puis, il y a le corps. Après le body shaming, bienvenue au body positive que je n’aime pas plus. Pourquoi faut-il encore et toujours en revenir au corps ? Il y a un faussé entre la publicité et la vie, suis-je la seule à penser que la publicité n’est pas la vie ? Pourquoi vouloir absolument que les gens qui nous vendent du rêve à travers le petit écran soient les mêmes que ceux qui nous vendent du pain au coin de la rue ? Quand je regarde un film, je veux rêver, je suis sûre que toi aussi. Je ne regarde un film qui raconte une vie banale, ce serait ennuyeux ! J’aime qu’il arrive des choses dingues aux héros.

La publicité, c’est la même chose. J’aime qu’elle me transporte. Je n’ai pas envie que mes défauts apparaissent dans la boîte à bêtises, je les connais, merci, pas la peine de me les rappeler. Je ne me sens pas humiliée ou rabaissée par la publicité. Mieux, la publicité me rassure. Au fond, je sais bien que je ne serais jamais la fille de la pub, mais j’achète mon morceau de rêve. Quand je me parfume avec Parisienne, je suis Kate Moss à l’arrière d’un taxi. Quand j’enfile un bikini, je suis Natalia Vodianova pour Etam. Et voilà, je suis heureuse, il ne m’en faut pas plus.

Mon corps, mes complexes

Je ne regarde pas mon corps sous toutes les coutures parce que… je n’ai plus quinze ans. Je sais que certains adultes le font mais pas moi ; ça ne m’intéresse pas. Mais je connais mes « défauts ». Si tu veux tout savoir, j’ai des vergetures. Je ne sais pas d’où elles viennent exactement parce que je ne crois pas que mon poids ait jamais varié plus que ça, sans doute ai-je la peau sèche ou fragile, ou les deux ! Je vis avec depuis que j’ai environ quatorze ou quinze ans, autant dire la moitié de ma vie. Elles sont là mais je n’y pense pas.

Et puis il y a eu Asos et ses mannequins à vergetures. Tu en as peut-être entendu parler sur la toile ? Asos a eu une idée louable : ne plus retoucher ses mannequins. Ainsi, tu as des bikinis présentés par des filles gaulées comme des déesses mais à la fesse explosée de cicatrices. J’ai les mêmes vergetures, je me vois assez en sous-vêtements pour savoir qu’en bikini elles sont plus que visibles ces longues lignes blanches. Je n’ai jamais complexé à cause de ça parce que je pars du principe qu’on s’en fout. Pour être un peu plus crue : les copains et même les inconnus s’en battent lec’ que je sois zébrée du fessiers.

Mais depuis que j’ai découvert cette campagne Asos, j’y pense. Je suis en bikini et pendant un quart de seconde, je me dis « peut-être qu’on me regarde ». Peut-être qu’on pense « tiens, elle a des vergetures comme les models Asos ». Je suis en colère du coup : je n’avais pas de complexe, maintenant « j’y pense ».

Le Body positive, ou pas !

Tu m’excuseras d’aller à contre courant mais moi, je body positive me fait vomir. Je veux que la pub me vende du rêve, pas qu’elle me balance mes défauts par la tronche. Je sais que c’est du fake, que le Dieu Photoshop passe par là et tutti quanti. Mais ce sont des choses qui devraient relever de l’éducation : il faut apprendre à ses enfants à faire la part des choses entre la vraie vie et le fantasme derrière l’écran.

Sous couvert de body positive, j’ai l’impression qu’on appuie là où ça fait mal. Les campagnes Dove me mettent mal à l’aise. Je n’ai pas envie d’acheter les produits Dove parce que ça ne me vend que de la banalité. Quand j’utilise un gel douche, je peux pendant une seconde m’imaginer sexy sous une cascade d’eau chaude. Si j’utilise un gel douche Dove, je ne suis plus qu’une fille lambda qui prend une douche barbante. Fin de l’histoire. Zéro rêve.

Je sais que mon point de vue n’est pas partagé par la majorité. Mais moi qui ne regarde quasiment plus jamais la télé, je t’assure que si les publicités commencent à me renvoyer mes défauts par la tronche, c’est le poste que je vais bazarder. Adieu également le shopping en ligne & cie. On râle que les mannequins ne représentent pas la vraie vie mais peut-être qu’elles permettent juste de s’évader du quotidien, non ?

Et toi, quel est ton rapport à la publicité ? Comment te sens-tu quand un de tes « défauts » est mis en exergue à l’écran ou dans un magazine ?

PS : si tu te poses la question, la photo qui illustre mon article a été prise l’été dernier ou peut-être même le précédent. Pas sûr que mon ventre soit aussi plat aujourd’hui mais tu sais quoi ? Je m’en b… 😉

PS 2 : tu es canon comme tu es et dans toute ta singularité et à travers ta personnalité. Ne laisse ni le body shaming, ni le body positive te faire croire le contraire.

PS 3 : ok… J’arrête !

Les limites de La magie du rangement

Il y a un peu plus d’un an, je partageais avec toi ma découverte de la méthode KonMari (ici). Faut-il encore la présenter ? Je ne pense pas mais en quelques lignes, Marie Kondo a publié un livre, La magie du rangement, dans lequel elle donne une méthode infaillible pour ranger sa maison et la garder propre. C’est une méthode assez large qui englobe des techniques efficaces de rangement mais aussi des points de développement personnel essentiels pour réussir, je crois.

Dans les grandes lignes, Marie nous met au pied du mur en clamant quelque chose qui sonne comme « avoue que tu passes ton temps à ranger et que ta maison n’est jamais nette ». Elle invite à se projeter dans notre maison rêvée et ensuite à mettre tout en oeuvre pour accéder à ce fantasme. Ses conseils sont déroutants mais ma foi efficaces : il faut ranger toute sa maison en une seule fois, vider entièrement les placards… Et ne garder que ce qui nous fait vibrer afin de n’être entouré que de choses qu’on aime vraiment.

C’est valable pour tout, même pour la balayette des toilettes ou l’égouttoir à pâtes ! Je n’ai pas été si radicale, je n’ai pas jeté les choses utiles. Par contre, le jour où je les ai remplacées, j’ai fait en sorte d’en choisir d’autres qui me plaisaient vraiment. Globalement, je peux dire que ma maison est plus pimpante depuis que je suis Marie Kondo dans son délire quasi mystique (si tu as lu son livre, tu sais de quoi je parle !). Non, je ne tape pas un brin de causette avec mes objets comme elle le préconise mais je m’attarde plus sur les détails et je me suis même (un peu) intéressée au Feng Shui.

LESJOLISSLIMS LA MAGIE DU RANGEMENT

La magie du rangement

Le week-end dernier, alors que je réorganisais un placard pour la énième fois (celui où on range les produits ménagers si tu es curieuse ^^), j’ai réalisé que je n’en voyais pas le bout. Chaque chose a sa place et chaque place a sa chose, comme dit ma maman, mais je ne peux pas m’empêcher de réinventer la roue. Ce sentiment n’est pas tout neuf du week-end dernier. Si tu veux tout savoir, ma grand-mère m’a appelé il y a quinze jours et j’étais entrain de trier la salle de bain. Je lui ai dit et elle m’a répondu « encore ? Chaque fois que je t’appelle tu ranges un placard, ça doit briller chez toi ! ». Ça devrait oui, mais je ne suis jamais satisfaite. Je veux tout le temps plus de vide. jeter-donner-bazarder-adios-QuittezLaBoutique, on ferme ! Voilà donc la première limite : Marie Kondo m’a filé le complexe des tiroirs toujours trop pleins.

J’ai beau vider, ça n’est jamais assez vide. Néanmoins, je suis satisfaite de ma gestion des courses : je préfère être en pénurie de pâtes pour deux jours qu’avoir trois paquets d’avance qui « traînent » dans un placard. C’est peut-être plus facile parce qu’on n’a pas d’enfant (je peux le comprendre) mais je suis ravie de te dire que la nouvelle Delphine ne gaspille plus de bouffe. Dans mon frigo tout est rangé à sa place, les tiroirs et placards sont organisés pour que j’ai un aperçu de ce qu’on a ou non. Et je fais essentiellement mes courses au drive afin de jeter un œil à ma cuisine avant de valider ma commande. Pour la cuisine, c’est donc cool. Pour le reste, c’est juste complexant l’air de rien. J’ai toujours le sentiment que j’ai « trop de » et que c’est le bazar. Justifié ou non, je vois du bordel partout chez moi, c’est presque obsédant. je ne te dis pas merci pour ça Marie !

Seconde limite, et non des moindres : j’ai des regrets. Dans ma frénésie initiale, j’ai suivi les conseils de Marie Kondo à la lettre et je me suis débarrassé sans état d’âme d’un milliard de choses. Je suis contente de savoir que mes vêtements sont partis aux bonnes œuvres et que mes livres, vendus pour une bouchée de pain à Gibert Joseph, sont peut-être entre les mains d’autres lecteurs passionnés. Mais parfois j’ai un petit pincement au cœur quand je cherche quelque chose avant de me souvenir qu’il n’est plus chez moi. Je sais que ça n’est pas grave, que si je n’y ai pas pensé depuis un an c’est que ça n’est pas si important mais… Mon plus gros regret ? J’avais tout un tas de livres dédicacés par leurs auteurs respectifs.

En suivant la méthode KonMari je les ai donnés parce que je les avais déjà lu ou parce que je ne les avais pas encore lu alors qu’ils étaient sur mon étagères depuis des mois. J’ai aussi donné toute ma collection d’Amélie Nothomb et je suis triste de ne pas pouvoir relire Le fait du prince, mon tout premier Nothomb acheté par hasard à la gare il y a… longtemps ! J’ai également un gros coup de blues quand je pense au superbe trench que mon mari m’a offert il y a dix ans ; on n’était ensemble que depuis quelques semaines. Je l’adorais mais n’osais pas trop le porter : je n’étais pas à l’aise dedans. Autant te dire qu’il avait quand même une grosse valeur sentimentale. Selon les préceptes de Marie Kondo, une valeur sentimentale n’a pas sa place dans un placard. J’ai donc donné mon trench (avec accord préalable de m. JolisSlims ^^). Et parfois j’y repense et je regrette.

Rien de dramatique comme tu peux le lire mais je trouve que Marie Kondo est intransigeante et sa méthode est tellement drastique que j’image que les regrets peuvent vite poindre une fois l’hystérie de départ retombée. Il n’y a pas photo, depuis mon grand tri, je me sens mieux chez moi. Je me suis renseignée sur le mouvement minimaliste, je vois les choses d’un autre œil et je laisse aux objets leur place d’objet. Par exemple, je sais que j’ai lu des centaines de livres même s’il n’y en a qu’une dizaine dans ma bibliothèque. Je sais aussi que ma « valeur » de blogueuse ne se calcule pas au nombre de palettes que je possède.

J’ai appris énormément de choses et j’ai beaucoup changé en partie grâce à ma lecture de La magie du rangement. ça a été le premier souffle vers ce nouveau moi. Il n’empêche que ce livre, comme tous les livres de développement personnel, a ses limites. Il ne laisse pas de place à l’erreur alors qu’une maison qui vit, c’est forcément plus compliqué que ça. Déjà, il y a la question des personnes qui partagent ton toit. Les chakras de mon mari ne sont pas perturbés quand les télécommandes de la télé ne sont pas rangées dans la boîte prévue pour. Dois-je le sermonner comme s’il avait cinq ans ? Non parce que dans le fond, on s’en fout un peu je crois.

Entre inspiration et culpabilisation, la frontière est ténue. Je ne suis d’ailleurs pas certaine de l’avoir trouvée et toi ?

Les listes qui rendent heureux

LESJOLISSLIMS CARNET MOLESKIN PETER PAN

Je t’avais promis plus d’article humeurs & développement personnel, on est en plein dedans ! Suite à une conversation que j’ai eue avec une blopine (qui se reconnaîtra, j’en suis sûre ;)), j’ai décidé de partager avec toi un outil qui rend heureux malgré lui : les listes du bonheur. C’est un truc très connu mais l’as-tu déjà pratiqué ? Je parie que non ! Ça parait hyper rébarbatif sur le papier, j’en suis bien consciente mais sur moi, ça a eu un tel impact positif il y a quelques mois que je me dois de te raconter.

Si tu te sens d’humeur morose, si tu as l’impression que tu n’as rien fait de ta vie, si tu es malheureuse… Bref, si tu es au fond du trou, tu n’as rien à perdre, fais cet exercice (et de bonne foi, s’il te plaît, je veille au grain !).

Munis-toi d’un carnet ou de feuilles de papier et d’un stylo. Tu peux bien sûr tout simplement ouvrir un fichier Word mais je trouve que les mots ont plus d’impact quand on les écrit à la main. Si tu as un journal intime ou un bullet journal (le mien ici), tu peux simplement l’utiliser. Tu peux aussi ouvrir un cahier tout neuf pour cet exercice, il deviendra ton cahier à listes et tu seras certaine de ne jamais les perdre. Si tu te prêtes régulièrement à l’exercice, tu pourras même voir ton évolution 🙂

Il y a deux listes indispensables : la liste de tes bonheurs et la liste de tes envies (oui, comme le livre !). Personnellement, j’en ai rajouté une troisième (facultative mais chouette si tu cherches encore tes valeurs) : la liste de mes aspirations.

LA LISTE DE MES BONHEURS


Ici, il est question de lister sans jugement de valeur tout ce qui te rend heureuse dans la vie et au quotidien. J’insiste : SANS JUGEMENT DE VALEUR. Ainsi tu peux faire cohabiter sur la même page ton dernier voyage au bout du monde et ton premier café du matin. Pose-toi et déroule ta vie. Pour que tu visualises le truc, voici un extrait de la liste de mes bonheurs :

  • Revoir ma BBF quand je ne l’ai pas vue depuis plus de deux semaines.
  • Le jour de mon mariage.
  • J’ai écrit un roman (en un mois en plus !).
  • Sentir le parfum de la palette Sweet Peach.
  • J’ai réussi un rainbow cake.
  • Je suis née en France et non dans un pays en guerre ou non encore développé.
  • Écrire dans mon journal intime.
  • En plus d’avoir fait ma dernière année d’études en alternance, j’ai validé deux diplômes dans deux écoles différentes #warrior.

Qu’on soit bien d’accord, on ne prétend pas recevoir un prix littéraire pour nos listes : elles peuvent (et doivent, en fait) être décousues. Le but, c’est de noircir des pages pour que tu réalises toutes ces raisons que tu as de sourire de ton quotidien ou d’être plutôt fière de ta vie. Bien sûr, ta liste est privée, tu peux donc rentrer dans des détails très perso (ce que je ne publie pas ici bien sûr, hein !). Tu te rappelles de mon article Je suis très riche. Je sais. Désolée ? Tu peux t’en inspirer !

LA LISTE DE MES ENVIES


Ici, tu vas créer des rêves. Rien que ça ! Tu pourras même venir cocher les cases quand tu les auras réalisés. Parce que oui, tu réaliseras tous tes rêves en une vie. L’idée est encore une fois de créer une liste hétéroclite avec de gros rêves (une maison, un voyage extravagant, rencontrer l’homme / la femme de ta vie…), des rêves atteignables avec quelques efforts (s’offrir un sac de luxe,  apprendre à jouer de la guitare, écrire un roman…) et des rêves ultra accessibles qu’il faudra alors vivre avec émerveillement quand tu les réaliseras (aller en boulangerie m’offrir telle pâtisserie que ta grand-mère t’achetait tout le temps, « visiter » le Sephora de chaque ville où tu vas pour la première fois, lire un livre qui traîne sur ton étagère depuis des mois, faire une soirée avec les copines, acheter un nouveau tapis de salle de bain…)

Certaines choses mettrons longtemps à se réaliser, d’autres se réaliseront dans les minutes suivant la fin de l’exercice ! À ton tour, tu peux lister toutes tes envies de la plus simple à le plus extravagante !

Les rêves, ce sont comme les pièces d’or dans Mario, tu les ramasses en passant sans toujours y faire attention. Si tu prends conscience de toutes celles qui sont déjà dans ton sac et de toutes celles que tu ramasses au quotidien, tu vas halluciner 🙂

LA LISTE DE MES ASPIRATIONS


Évidemment, tu fais des listes pour tout ce que tu veux ensuite. Pour ma part, j’ai eu envie de faire la liste de mes aspirations. C’est un peu plus complexe puisqu’il faut arriver à se projeter, à visualiser des choses. En gros, imagine-toi en situation.

Voici un de mes exercices :

Tu fermes les yeux et tu te vois rentrer chez toi après le boulot.

Comment es-tu habillée ? Moi, je porte une tenue décontractée et élégante, un jean slim, des escarpins et une chemise loose (pas du tout mon style dans le vraie vie, hihi).

Comment est ta maison ? La mienne est parfaitement rangée, rien ne dépasse. Il n’y a pas de couleur extravagante, pas de vaisselle qui traîne dans l’évier ou de cheveux dans le lavabo. Il y a même un bouquet de fleurs fraîches dans le séjour.

Que fais-tu ? Je range mon blouson dans le placard et mon sac dans le bureau (je ne balance pas mes affaires dans l’entrée, quoi !). Je suis contente d’être chez moi, je me sens bien. J’allume une bougie parfumée et je me sers un verre de vin blanc. Peut-être qu’on allume la télé mais le son n’est pas trop fort. Et on cuisine quelque chose de frais, un plat avec des légumes (oui, oui !). Peut-être même qu’il y a un gâteau au frigo qu’on a acheté à la boulangerie avant de rentrer ou qu’on a fait le week-end précédent. Bien sûr, on fait la vaisselle au fur et à mesure 😉

À partir de cette visualisation, tu peux noter les idées principales. Tu peux faire des visualisations de tous les moments : quel est ma routine matinale idéale ? Comment je me comporte au travail ? Qu’est-ce que je fais les week-end ? Voici un extrait de mes aspirations, de ma vie idéale :

  • Mon appartement est décoré dans un esprit minimaliste.
  • On va régulièrement au restaurant en amoureux.
  • On cuisine des produits frais et on mange équilibré.
  • J’écris tous les jours.
  • On s’offre des week-ends en amoureux.

Attention, il n’est pas question de se mettre la pression. Tu n’atteindras probablement pas ton idéal du jour au lendemain ou tu seras parfois (souvent) bloquée financièrement. Mais tu auras un but, tu sauras vers quoi tendre. Tu sais, j’ai revu de manière drastique ma manière de consommer et je crois que c’est ma liste d’aspirations qui m’a poussée vers cette voie. Dans mes visualisations, j’ai toujours très peu de cosmétiques, en fait, je n’ai même qu’une petite trousse ^^.

Voilà, à toi de jouer ! J’espère que cet article t’inspire et te donne envie de te lancer. N’hésite pas à partager quelques bonheurs, envies ou aspirations en commentaire, je suis curieuse ! Et si tu as des questions, idem, demande-moi. Je sais que la visualisation n’est pas forcément quelque chose de naturel, notamment. Je serais ravie de t’aider (à mon niveau) si besoin 🙂

La théorie du Nutella à la cuillère

la théorie du nutella à la cuillere

Hier, le soleil est revenu sur Lyon (youpi !). Je ne sais pas si ça va durer mais ça m’a fait du bien. J’ai eu envie de profiter de mon jardin dans l’après-midi. J’ai aussi un petit creux et tu sais ce que j’ai fait ? J’ai sorti mon pot de Nutella et une cuillère. Je me suis assise dans une chaise de jardin (encore mouillée, bien sûr, sinon ce n’est pas drôle) et j’ai avalé ma dose de gras et de sucre et me délectant du soleil.

une. pause. bien. méritée.

Comme je n’avais rien à faire, j’ai philosophé sur le soleil puis sur le Nutella. Oui, tu as bien lu, sur le Nutella. J’ai élaboré la théorie du Nutella à la cuillère. Vois-tu, quand j’étais ado, j’ai lu quelque part que manger du Nutella à la cuillère était aussi irrationnel que manger du beurre à la cuillère. Du coup, il  ne m’était jamais venu à l’idée de moi-même manger du Nutella à la cuillère. Et puis j’ai découvert la blogo féminine, aka le Las Vegas du web, le lieu de tous les vices quoi. Je ne saurais pas l’expliquer mais tout comme les blogueuses aiment les licornes, elles aiment le Nutella. J’ai alors ouvert les yeux sur un monde où il est normal (et même de bon goût !!) de manger son Nutella à la cuillère. Dingue, non ?

J’ai résisté quelque temps. Et un jour, j’ai eu envie. J’ai testé, j’ai trouvé ça bon, j’en ai trop mangé, j’ai été écœurée, j’ai laissé tomber. Et puis, l’envie est revenue et je l’ai perçue comme normale et socialement acceptée. Aujourd’hui, je ne vais pas te faire croire que je descends des pots de Nutella à la cuillère, ce serait faux. Mais il m’arrive par gourmandise de succomber à deux ou trois généreuses cuillères devant la télé ou comme hier, tranquille sur ma terrasse.

Tu sais ce que cette histoire m’inspire ? On se met des barrières tout seul. Je n’aurais pas dû avoir besoin d’une pseudo autorisation pour manger du Nutella à la cuillère. N’attends pas qu’on te dise que tu peux faire quelque chose, lance-toi ! Les autres sont-ils meilleurs que nous ? Connaissent-ils mieux les règles du jeu ? Je ne crois pas non. On devrait jeter aux oubliettes ces carcans et ces déterminismes qui nous polluent. On ne devrait jamais laisser personne nous dire ce qu’on ne peut pas faire. Et on ne devrait jamais attendre la permission de qui que ce soit pour faire des folies.

Dans combien de prisons est-on enfermé sans le savoir ?
Si tu veux t’enfuir, prends une cuillère 😉

nutella