On aime tous les légendes urbaines

Je n’ai pas d’études précises à présenter pour appuyer mes dires mais je ne pars pas non plus de rien. Il y a fort fort longtemps (bon, pas tant que ça non plus), j’étais étudiante. Et comme pour la majorité des cursus, j’ai dû présenter un mémoire de fin d’étude pour valider mon diplôme. Le thème de mon mémoire était les films d’horreur. Ça te surprend ?

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« Les filles qui… » selon les sorcières 2.0

On parle beaucoup de sexisme, de harcèlement de rue, de violence masculine. Et je suis la première à porter les armes dans ce combat, seulement j’aimerais savoir pourquoi on évoque si peu la malveillance féminine. Ah oui on ne se bat pas tellement à coups de poings, mais plutôt à coups de phrases cinglantes. C’est plus discret et ça peut éventuellement passer pour de l’humour si jamais on se fait pincer.

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Le monde appartient à ceux qui se prennent en main

Je ne crois pas qu’il existe une recette du bonheur ou du bien-être. Je ne crois pas non plus qu’il existe une solution universelle. Nous sommes tous très différents dans notre manière d’être et de percevoir. Ainsi, dans une même situation, un licenciement par exemple, l’un verra tout ce qu’il perd et l’autre verra toutes les opportunités qui s’offrent à lui. L’un se sentira entravé par cette nouvelle précarité, l’autre se sentira libre, détaché de ses anciennes responsabilités. Tu as d’ailleurs sans doute remarqué comme nous avons le jugement facile. Les autres devraient toujours faire ceci et penser cela. Ce qu’on ignore ou qu’on feint d’ignorer, c’est que personne n’agit volontairement bêtement. On fait toujours le meilleur choix ou le cas échant, le choix le moins pire. Et ce choix, on le fait en fonction de ses perceptions, de son éducation, de son expérience de la vie et même de ses déterminisme.

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Est-ce qu’on peut arrêter de parler de nos corps ?

Je sais qu’on est tous différents et que tu n’as peut-être pas le même point de vue que moi. Il faut de tout pour faire un monde, dit-on. Mais parfois, je suis comme exclu du jeu. À l’instar d’à peu près tout le monde, ado j’étais complexée. Mais en vieillissant, j’ai mis de côté tout ça. Non, mon corps n’est pas parfait mais c’est la vie ma pauvre Lucette. En fait, je m’en fiche.

Je suis blogueuse beauté et si tu scrolles mon blog, tu vas voir des photos de ma trombine un peu partout mais je ne crois pas pour autant être une personne narcissique. À vrai dire, je ne me regarde pas vraiment. Il y a moi et il y a mon physique. Il y a moi et il y a mon corps. L’un ne va pas sans l’autre mais je sais que ma personne n’est pas définie par le non-alignement de mes dents, le nombre de mes points noirs ou le taux de cellulite dans mes cuissots.

J’ai un physique par lequel les autres m’identifient mais c’est tout. J’ai beaucoup de mal à comprendre qu’on juge les gens sur leur look, par exemple. Quand j’entends « le gars qui vient en jean passer un entretien, c’est mort d’entrée », je reste perplexe. J’ai un piercing dans le nez mais ça n’a pas changé ma manière d’appréhender le travail. Je veux dire par là que j’étais la même personne avant et après que l’aiguille ne passe dans mon septum. Pourtant, je suis sûre qu’en entretien d’embauche, je pourrais perdre des points avec ça. C’est dingue cette manière que les gens ont de s’arrêter au physique. Je dis « les gens » parce que si je ne suis pas parfaite et que je juge peut-être parfois trop vite aussi, je crois que mon seuil de tolérance est un peu plus haut que la moyenne (je crois…).

Mon corps, mon rêve

Et puis, il y a le corps. Après le body shaming, bienvenue au body positive que je n’aime pas plus. Pourquoi faut-il encore et toujours en revenir au corps ? Il y a un faussé entre la publicité et la vie, suis-je la seule à penser que la publicité n’est pas la vie ? Pourquoi vouloir absolument que les gens qui nous vendent du rêve à travers le petit écran soient les mêmes que ceux qui nous vendent du pain au coin de la rue ? Quand je regarde un film, je veux rêver, je suis sûre que toi aussi. Je ne regarde un film qui raconte une vie banale, ce serait ennuyeux ! J’aime qu’il arrive des choses dingues aux héros.

La publicité, c’est la même chose. J’aime qu’elle me transporte. Je n’ai pas envie que mes défauts apparaissent dans la boîte à bêtises, je les connais, merci, pas la peine de me les rappeler. Je ne me sens pas humiliée ou rabaissée par la publicité. Mieux, la publicité me rassure. Au fond, je sais bien que je ne serais jamais la fille de la pub, mais j’achète mon morceau de rêve. Quand je me parfume avec Parisienne, je suis Kate Moss à l’arrière d’un taxi. Quand j’enfile un bikini, je suis Natalia Vodianova pour Etam. Et voilà, je suis heureuse, il ne m’en faut pas plus.

Mon corps, mes complexes

Je ne regarde pas mon corps sous toutes les coutures parce que… je n’ai plus quinze ans. Je sais que certains adultes le font mais pas moi ; ça ne m’intéresse pas. Mais je connais mes « défauts ». Si tu veux tout savoir, j’ai des vergetures. Je ne sais pas d’où elles viennent exactement parce que je ne crois pas que mon poids ait jamais varié plus que ça, sans doute ai-je la peau sèche ou fragile, ou les deux ! Je vis avec depuis que j’ai environ quatorze ou quinze ans, autant dire la moitié de ma vie. Elles sont là mais je n’y pense pas.

Et puis il y a eu Asos et ses mannequins à vergetures. Tu en as peut-être entendu parler sur la toile ? Asos a eu une idée louable : ne plus retoucher ses mannequins. Ainsi, tu as des bikinis présentés par des filles gaulées comme des déesses mais à la fesse explosée de cicatrices. J’ai les mêmes vergetures, je me vois assez en sous-vêtements pour savoir qu’en bikini elles sont plus que visibles ces longues lignes blanches. Je n’ai jamais complexé à cause de ça parce que je pars du principe qu’on s’en fout. Pour être un peu plus crue : les copains et même les inconnus s’en battent lec’ que je sois zébrée du fessiers.

Mais depuis que j’ai découvert cette campagne Asos, j’y pense. Je suis en bikini et pendant un quart de seconde, je me dis « peut-être qu’on me regarde ». Peut-être qu’on pense « tiens, elle a des vergetures comme les models Asos ». Je suis en colère du coup : je n’avais pas de complexe, maintenant « j’y pense ».

Le Body positive, ou pas !

Tu m’excuseras d’aller à contre courant mais moi, je body positive me fait vomir. Je veux que la pub me vende du rêve, pas qu’elle me balance mes défauts par la tronche. Je sais que c’est du fake, que le Dieu Photoshop passe par là et tutti quanti. Mais ce sont des choses qui devraient relever de l’éducation : il faut apprendre à ses enfants à faire la part des choses entre la vraie vie et le fantasme derrière l’écran.

Sous couvert de body positive, j’ai l’impression qu’on appuie là où ça fait mal. Les campagnes Dove me mettent mal à l’aise. Je n’ai pas envie d’acheter les produits Dove parce que ça ne me vend que de la banalité. Quand j’utilise un gel douche, je peux pendant une seconde m’imaginer sexy sous une cascade d’eau chaude. Si j’utilise un gel douche Dove, je ne suis plus qu’une fille lambda qui prend une douche barbante. Fin de l’histoire. Zéro rêve.

Je sais que mon point de vue n’est pas partagé par la majorité. Mais moi qui ne regarde quasiment plus jamais la télé, je t’assure que si les publicités commencent à me renvoyer mes défauts par la tronche, c’est le poste que je vais bazarder. Adieu également le shopping en ligne & cie. On râle que les mannequins ne représentent pas la vraie vie mais peut-être qu’elles permettent juste de s’évader du quotidien, non ?

Et toi, quel est ton rapport à la publicité ? Comment te sens-tu quand un de tes « défauts » est mis en exergue à l’écran ou dans un magazine ?

PS : si tu te poses la question, la photo qui illustre mon article a été prise l’été dernier ou peut-être même le précédent. Pas sûr que mon ventre soit aussi plat aujourd’hui mais tu sais quoi ? Je m’en b… 😉

PS 2 : tu es canon comme tu es et dans toute ta singularité et à travers ta personnalité. Ne laisse ni le body shaming, ni le body positive te faire croire le contraire.

PS 3 : ok… J’arrête !